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Nom du blog :
roro14150
Description du blog :
tt sur les 15 derniere annee du hip hop
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
06.05.2007
Dernière mise à jour :
29.07.2007
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faf la rage

Posté le 20.05.2007 par roro14150
Faf LaRage, de son vrai nom Raphaël Mussard, est un rappeur français d'origine malgache et réunionaise, habitant Marseille.

Il fait ses débuts au sein du groupe « Soul Swing And Radikal ». En 1998, il sort son album solo intitulé C'est Ma Cause. Frère de Shurik'N,( membre du groupe de rap IAM), il sort avec ce dernier un album intitulé La Garde, en 2000. En 2003, il se glisse dans la peau de Dubois au coté de Gomez (Eden) avec lequel il sort l'album Gomez et Dubois, suite du single Les Ripoux de Gomez et Tavarez. L'album est nominé aux victoires de la musique en 2004 pour le meilleur album rap.

En 2006, il revient sur le devant de la scène avec Pas le temps, le générique français de la série Prison Break, qui lui permet d'atteindre la première place du Top 50.



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ness et cité

Posté le 20.05.2007 par roro14150
Din Records nous régale encore avec la sortie du deuxième album de Ness et Cité. Dès l'intro on sait à qui cela s'adresse : aux gars des ghettos. Dès le titre pareillement, on sait que ça ne va pas parler danse classique (bien que j'suis ouvert, c'est pas le lieu quoi!). Plus sérieusement, un gros big up pour le pas supplémentaire de Ness et cité, qui a su ne pas décevoir et conserver un excellent équilibre sur la qualité des titres proposés (15 titres). Après la sortie du maxi "International" de cet été, c'est au tour de l'album qui confirme le niveau attendu!

Pour les instrumentales c'est toujours Proof, et pour un seul gars on pourrait dire qu'il a fait un travail d'équipe, car il reste toujours aussi efficace derrière le cromi! Avec son acolythe Sals'a, Ness et cité revient en force et avec du feat. efficace ("International" Feat. Infamous obb, Royal Flush, Enarce, Matt Fingaz et Aboubakr. Le collectif de La Boussole n'a donc pas été oubliée!). On a plein de bonnes choses lourdement en place et une grosse parenthèse de conscience pour l'interlude "Entre deux feu". Normalement elle devrait vous faire relever un peu vos oilp' des bras si la sensibilité ne vous est pas une notion inconnue...

Des vibes toujours lourdes donc (dans l'bon sens du terme!...) et souvent conquérantes dans la vibe. On reste près des préoccupations inhérentes au milieu environnemental de la tess et de ses vices... Malgrè tout la possibilité de s'en sortir ne reste pas un rêve dans cet uninvers et le message passe. Pour illustrer cette idée on vous renvoit alors au titre "Music Hall". Un titre de plus qui défonce sur un style mélanco lourd et un bon mélange entre le flow volatile de Sals'a et le grain lourd collé au bitume de Proof.

Très bonne originalité avec "Déserteurs" et de façon générale le plus parlant c'est vraiment d'écouter l'ensemble. On a là un rare exemple d'album bien conçu en indé avec un très bon équilibre des titres. Amis retardataires, mieux vaut tard que jamais : faut serrer ça!...

au commecement

Posté le 20.05.2007 par roro14150

L'HISTOIRE ET L'EVOLUTION DU RAP


Le hip-hop fait ses débuts aux Etats-Unis vers la fin des années 70. Cette musique est née dans les ghettos noirs américains à l'époque des Black Panthers. photo black panthers

En 1979, "Rapper's Delight" de Sugarhill Gang devient le premier tube rap dans le monde et notamment en France où le mouvement hip-hop touche la jeunesse des cités.

Au début des années 80, le mouvement prend son envol avec de grands rassemblements "bloc party" où s'affrontent danseurs, grapheurs, DJ et MC. Des stars commencent à naître comme les Run DMC, Grandmaster Flash ou Afrika bambaataa. La "zulu nation" se forme et le mouvement arrive jusqu'en France. A cette époque, le style musical est très funky et électronique avec des basses très lourdes, on sample déjà les tubes de James Brown et les scratches deviennent très fréquents.

En France, c'est avec l'apparition des radios libres que le rap commence à être radiodiffusé et en 84 des émissions télé voient le jour comme Hip-Hop sur TF1 présenté par Sidney.
C'est grâce à cette médiatisation que le mouvement hip-hop devient populaire en France, qui devient déjà la deuxième nation rap. A cette époque, le rap français n'existe pas encore et tous les jeunes se portent plutôt vers la danse et les compétitions se font très fréquentes.

45 scientific

Posté le 20.05.2007 par roro14150
Réponse du 45 Scientific à l’interview de BOOBA

Dans une entrevue d’à peu près 1 heure donnée la semaine dernière sur l’antenne de Générations 88.2, le 45 Scientific qui était représenté par Ali (Lunatic), Jean-Pierre Seck et Géraldo, a tenu a apporté certaines précisions par rapport à l’interview donnée par Booba au magazine GROOVE. Si on ne peut pas parler de règlements de compte, en tout cas il s’agit d’une remise en place des choses.

L'histoire


Tout d’abord en ce qui concerne la création du groupe Lunatic, les membres présents ont expliqué que l’idée de la création du label 45 Scientific s’est faite à une époque où Booba était en prison et où les protagonistes n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui ; par la suite il y a eu une restructuration de l’équipe qui a donné celle que l’on a connu il n’y a pas si longtemps de ça et qui incluait Booba.
Au chapitre Skyrock, où dans l’interview donnée au magazine, Booba expliquait que Seck et Géraldo s’étaient lancés dans une guerre anti-Skyrock parce que Laurent Bouneau ne voulait pas passer leur son, ils ont rétorqué que c’est à partir du moment où ils étaient venus présenter l’album solo de Booba et que Bouneau leur aurait dit que c’est du « rap de village » que tout a commencé.

Autre point parmi d’autres, le fait que Booba n’est pas voulu signer le rappeur Ill est vrai, mais que les décisions se prennent à la majorité.
On ne vous la jouera pas raccoleur en vous disant tout ce qui a été dit lors de cette interview mais on retiendra que les propos des membres restant du 45 Scientific n’étaient pas haineux mais voulaient que la vérité soit rétablie.
Ils ont été très surpris notamment Ali pas tant parce qu’a dit Booba que sur les raisons qui ont poussé GROOVE à pondre cet article polémique et à mettre 92IMOCLICK en couv’ ...

Un peu de news
Enfin, petite news, quant à la question de la reformation du groupe Lunatic, Ali ne laisse pas la porte fermer disant simplement qu’il y a peu Booba disait encore « Lunatic mon groupe imbrissable » et qu’aujourd’hui on connaît la situation ... tout est possible..

En attendant, l’actualité du label 45 Scientific c’est la sortie du maxi d’Hifi « Certains MC’s ».
Pour plus d’info : www.45scientific.com

alpha 5.20

Posté le 20.05.2007 par roro14150
Alpha 5.20 est un rappeur français d'origine sénégalaise habitant dans le 93 à Épinay-sur-Seine.

Après les trilogies "Boss 2 Panam", "Rakailles" et "Rimes et gloire" ainsi que l'album du Ghetto Fabulous Gang intitulé "Gangsters avec de grands boubous", Alpha 5.20 nous offre son premier album "Vivre et mourir à Dakar" en 2006. Popularisant le concept du gangster africain, Alpha 5.20 maîtrise les rouages du rap de rue actuel. En contact avec son public via son stand aux Puces de Clignancourt, Alpha 5.20 est en passe de devenir le parrain de cette scène aux côtés de Sefyu, LIM, Alibi Montana, Iron Sy, Larsen que l'on retrouve également sur ce disque. En 18 titres, Alpha 5.20 popularise le gangsta rap en français.Il est nottament fondateur du groupe/label "Ghetto Fabulous Gang" regroupant le groupe "Holocost" comprenant Shone et K.E.R (93 - Clichy-sous-bois - Quartier la Forestiere) ainsi que le rappeur O'rosko Raricim (77 - Meaux - Quartier Pierre Collinet), a cela s'ajoute des participations tel que Balastik Dogg, VF Gang, Alpha Ayko, Malik Bledoss, Shayz (Massi C4-ex) ou encore Genocid rappeur natif de Mulhouse posant a de multiples reprises sur la compilation "Rap 2 Bonhomme"


Alpha 5.20 est l'une des valeurs montante du Rap en France, nottament grace des productions à la fois brutale et appliquées. a propos alpha 5.20 a signée 10 album
et un double dvd "vivre et mourir a dakar

nessbeal

Posté le 20.05.2007 par roro14150
Karima, Karima, kiffe les Baccara … » Après un couplet légendaire sur le fameux Baby de Booba à coup de rimes à 24 carats, Nessbeal a.k.a. « le canon scié en featuring » fait son grand retour en solo. Car, même s’il doit beaucoup à ses expériences avec le B2O et le 9.2i - comme il le reconnaît volontiers - le temps est maintenant venu pour le rappeur de voler de ses propres ailes, avec à la clé une signature chez Nouvelle Donne connu pour avoir boosté la carrière de nombreux MC’s tels Disiz la Peste ou Ol’ Kainry.

L’heure aussi de faire parler toute son expérience du bitume, comme sur « B.E.C.T. (Bitume Expérience Connaissance du Terrain) », un 1er titre balancé en prélude de son album à l’intitulé tout aussi évocateur « La mélodie des briques ». Né à Boulogne-Billancourt, Nessbeal vit un temps à Sevran Beaudotte avant de déménager à Villiers-sur-Marne dans le 9.4 où il crèche encore aujourd’hui. C’est là qu’il fait la connaissance du terrain, de la vie de tess avec ses bons moments, les après-midi passées à taper le cuir contre le mur, les barbecues et les fêtes de quartier, mais aussi ses mauvais côtés. « J’ai versé mon sang dans la cité » avoue-t-il, comme pour mieux illustrer le propos de Booba sur « Hors-saison » : « elle est belle, cruelle, triste, elle est brutale, la mélodie des briques fait mal. »

C’est là également qu’il fait ses 1ers pas dans le rap à 12 ans quand un pote fait appel à lui pour une scène lors d’une fête de quartier. Il se découvre alors une passion même s’il ne se destine pas forcément à rapper. Quelques années plus tard, en 97, Ness sortira quand même un 1er maxi « Les gosses » avec Dicidens, le groupe qu’il forme aux côtés de Zessau et Korias. Un déclic qui l’amènera ensuite aux côtés de Lunatic puis Booba pour un duo sur la B.O. de « Taxi 3 », « Les rues de nos vies », produit par Kore & Skalp.

Autant dire qu’aujourd’hui, Nabil, de son vrai prénom, connaît le ness-bi. Et il entend bien mettre à profit son vécu pour nous livrer un album évitant les clichés habituels du « rap de rue » avec des paroles travaillés au corps à corps et le souci de coller soigneusement à la réalité. « Enfin la tess racontée par ceux qui la vivent / pas pour ceux qui en rêvent / Mais pour ceux qui en crèvent » pour reprendre le refrain de « B.E.C.T. » Après avoir déjà coulé sa plume dans le goudron pour le 1er opus de Dicidens « HLM Résidants », Nessbeal s’est donc remis à l’ouvrage en commençant à distiller son « Rap de paria » au compte goutte sur divers projets en 2005 (la tape de Booba « Autopsie Vol. 1 », les compiles « Patrimoine du Ghetto » et « La Nocturne de Skyrock – Volume 1 »), tout en gardant toujours à l’esprit ses albums de référence : « Le mauvais œil » de Lunatic, « Le code de l’honneur » de Rohff et « Le combat continue » d’Ideal J, « de gros albums dans les quartiers » comme il dit.

On comprend mieux dès lors la hargne qui s’immisce dans chacun de ses lyrics, celle du ghetto youth élevé sur violents breakbeats, sans diplôme, qui a arrêté les cours en 3ème et qui n’a que sa seule expérience du béton pour survivre. Mais, cette rage ne le rend pas pour autant aveugle. Elle le force au contraire à jeter un œil, sombre mais lucide, sur le monde qui l’entoure, comme lorsqu’il dresse le portrait de ces « princesses au regard triste » qui élèvent seules leurs gosses et qui sont « fatiguées de faire le tour de France des parloirs. » Une façon aussi pour le rappeur de rendre hommage à sa propre mère originaire de Casablanca au Maroc qui a débarqué en France avec plein de rêves en tête pour ne connaître que l’Enfer du décor…

Hardcore comme cette « mélodie des briques » qui résonne à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, sur les bancs comme dans les halls, été comme hiver. « Quand je sors dans mon quartier, j’ai l’impression que les murs chantent. Parce que même s’ils ont repeint les façades de nos immeubles, c’est à l’intérieur que les drames se jouent. » C’est le chant de la rue, de la romance noire, en un mot du Nessbeal et ce sera le 6 mars 2006 dans vos oreilles…

Oxmo Puccino

Posté le 20.05.2007 par roro14150
Oxmo Puccino de son vrai nom Abdoulaye Diarra (né en 1974 au Mali) est un rappeur français.l arrive à Paris en 1975, et atterrit dans le XIXe arrondissement de Paris à l'âge de 5 ans. Il est le frère aîné du joueur de basket-ball Mamoutou Diarra.

Il habitera pendant de nombreuses années à Danube à côté de Place des fêtes. Se mêlant aux rappeurs de son quartier sur le projet Time Bomb entre autres, il fera briller le rap parisien aussi bien sur ses albums en studio que sur ses freestyles à la radio.

On se souviendra plus particulièrement de génération 88.2 qui apporta aux auditeurs de grands morceaux en live. Touché par la violence de son quartier, il préférera toujours mettre en avant la poésie sauvage de cette vie et des relations qu'il a pu tisser au cours de ses épopées qui n'ont pas toujours été innocentes. Il commence à rapper en 1995 dans le cadre de l'époque de Time Bomb.

Un des plus somptueux morceaux de ses débuts fut "Pucc fiction" réalisé en collaboration avec Booba sur la compilation L432. Ils étaient déjà ensemble sur Time Bomb avec les X-men du 20e, Lunatic, Hifi et d'autres.

La principale singularité d'Oxmo Puccino est dans son écriture. Basée sur les métaphores, les phrases chocs. Il est dans une certaine mesure, proche de Jacques Brel.

Oxmo Puccino a également doublé un personnage du film Belly.

En 2006, il sort chez Blue Note, label très célèbre de jazz, un album en collaboration avec le groupe The Jazzbastards appelé Lipopette Bar. L'album, assurément jazzy, narre l'histoire du Lipopette Bar, de son équipe et de ses habitués : une diva Billie qui disparaît avant son grand spectacle, Tito gangster depuis toujours et voulant se ranger, Kali apprentie chanteuse ou le videur Black Popaye. Il signe ici son grand retour sur scène et est actuellement en tournée.

selon vous qui est le meilleur rapeur en france ?

Posté le 20.05.2007 par roro14150
1 ades
2 seth gueko
3 rohff
4 booba
5 ali
6 sefyu
7 mystik
8 alpha 5.20
9 LIM
10 unité de feu
11 ntm
12 ideal j
13 nessbeal
14 mala
15 mafia k'1 fry
16 alibi montana
17 rost
18 mc jean gabin
19 diam's
20 sinik
21 fic'l
22 intouchable
23 manu key
24 neg marron
25 passi
26 stomy bugsy
27 pitt baccardit
28 oxmo puccino
29 les x-mens
30 iam
31 kerry james
32 freeman
33 shurikn
34 113
35 kenny arkana
36 karismatik
37 fabe
38 scred connexion
39 3 oeil
40 discidend
41 tamdem
42 le noyau dur
43 holocost
44 fresque urbaine
45 nuby
46 ol kainry
47 dany dan
48 kamelancien
49 ikbal vocal


desolé de po ts les connaitre mais si vs en connaissez ki valent le coup d'etre connus envoyer les moi.

attention pour les fan de m pokora comme je l'aime po je l'ai po mis et pour rohff et booba c pour leur debut ke je les ai mis car leur rap et vraiment nul et diam's et sinik c pour les fan ce ke je ne serais jamais.

neochome

Posté le 20.05.2007 par roro14150
Neochrome
NEOCHROME, un label indé connu de tous depuis 1998 grâce à ses compilations d’anthologie, véritables fourmilières de jeunes talents. A l’occasion de la sortie du double CD Best Of Néochrome, rencontre avec Yonea, le boss du label, en pleine nuit blanche au studio Capitol où Sinik finalise son album.
Présentations…

Je suis Yonea, j’ai 24 ans, et j’habite Paris XVIIIe.
J'ai commencé à 15 ans à faire des cassettes avec Loko, avec qui j'étais à la maternelle.
En 1998, on a sorti Néochrome 1, qui a bien tourné. A cette époque, en face de nous, il y avait Time Bomb et Bombattak, et on les admirait. On a décidé, comme eux, de monter un label, mais le nôtre reste ghetto, et aucun d’entre nous ne vit de ça. D’ailleurs, je suis encore étudiant. Les compilations Néochrome, à la base, c'était vraiment des conneries qu'on vendait au lycée pour se faire plaisir ! Puis Loko est arrivé à Générations, et le buzz a monté. Mais les pressages de nos compilations restent modestes : on a fait 5000 de la première, 8000 de la 2e et 10000 de la 3e. Et puis j'ai stoppé les ventes de la 3e volontairement a 10 000.

Pourquoi ?

Parce que c'est une mixtape !! On n'est pas aux states, si ça avait trop vendu, ça aurait trop parlé d'argent, et c'est pas le but. Un album ok, mais là, c'était une mixtape.

Certaines structures indé ont pris beaucoup d’envergure ces dernières années, comme Din Records ou Nouvelle Donne. Est-ce une prochaine étape pour Néochrome ?

Néochrome, ça a rapporté un peu d'argent, mais il faut savoir que, contrairement aux strcutures dont tu parles, nous sommes en association loi 1901. Donc, tout l'argent qu'on gagne, on le réinvestit dans des projets. Si je mange grâce a Néochrome un jour tant mieux, sinon c'est pas grave, tant qu'il y a moyen de sortir ce qui me plait, c'est chanmé.
Sinon les autres labels, je les calcule pas.
Et puis, nous, ce qui nous différencie, c'est qu'on ne vise pas à être une machine a pognon. On est moins du genre à dépenser des folies en embauchant des boîtes de street marketing qu’à passer 4 heures en garde a vue pour avoir collé nous-mêmes des affiches de Sinik ou Seth Gueko aux Halles. Donc il faut qu'on kiffe vraiment ce qu’on fait pour en arriver là !
On a toujours eu une politique rentre dedans. D’ailleurs, personnellement, j'y connais rien dans les structures, dans les magazines et dans les histoires people. Même pour Sinik t'as vu, ce sont les gens qui sont venus nous chercher parce que ça vendait grave, mais nous on avait rien démarché !

Pourquoi avoir une politique de compilations au lieu de développement d'artistes ?

C'est les deux, c'est du rap ! J'ai envie de développer Seth gueko, Sinik, Adés, Loko, Brasco, et pleins de vieux vautours qui gravitent autour de nous ! Pour moi, ce sont des artistes qui ont du buzz, et il faut du temps pour développer.
Côté son, on bosse avec Sonar, Dave Davery, SR Prods, Enterprise, Jack S, Adés, Loko, etc.
Donc certes, on sort des compilations, mais on a aussi une politique de développement d’artistes.

Quel est ton meilleur souvenir de studio ?

Quand on enregistrait Néochrome chez Ades ! On faisait monter 3 groupes par jour. Il faisait 49 degrés dehors. C'était une cabine en bois et du coup, ça faisait sauna. Les gars de La Brigade étaient torse nus, ça a failli finir en hamman pour mâles ;) C'était un souvenir drôle.
Une fois aussi chez Adés pareil, on avait RDV avec 3 groupes pour enregistrer, et Adés était en zonzon. Du coup on a passé la journée avec tous les artistes en train d'attendre au pied de l'immeuble, sans savoir ou était Adés.

Ton pire ?

C'est quand j'ai enregistré Néochrome 3 ! Je suis revenu de Garges à La Chappelle à pied avec un préampli et un micro, c'était la mort ! Même pour Néochrome 1, j'allais en vélo chez le mec qui faisait les impressions des visuels, j'avais les roues crevées, je roulais 10 km derrière tout le monde. Crevard style quoi !

Tes meilleurs souvenirs hiphop en général ?

Mais déjà t'as vu, je ne me sens pas spécialement hiphop dans l'esprit, dans le ketru à la Bambaataa ou quoi, mais j'suis partant pour me déplacer voir n’importe qui qui déchire, hiphop ou pas !
Sinon quand même, un de mes plus beaux souvenirs, c'est le concert de La Brigade, quand j’étais petit. Ils avaient mis des masques à gaz et ils lançaient de la fumée, j'avais trouvé ça trop fort. Quand Kery James a chanté Hardcore vers chez moi aussi, les darons comprenaient rien et criaient « Encore» au lieu de « Hardcore ». Aussi le concert du 113 à la Goutte d'Or, parce qu’un petit est monté sur scène avec un T-Shirt Néochrome en disant que nos compilations tuaient ! Et puis de façon plus générale, quand tu vois des petits de 15-16 ans qui connaissent des paroles par coeur, même si c'est pas des groupes que j'aime particulièrement, ça me fait chaud au coeur, parce que c'est cet esprit de partage que je recherche.


Comment se passe le choix des artistes sur les compilations Néochrome, parce la palette est extrêmement large, de Diam’s à TTC ?

Le choix s'est fait et continue de se faire au feeling. TTC, c'était leur première apparition, Sinik aussi. Nysay n'avait quasiment rien fait non plus avant. J'avais entendu des maquettes.
Aujourd'hui, c'est vrai que quand je regarde la première Néochrome, je vois que certains ont bien pris du buzz !
En tout cas, on voulait apporter un son qui n’est pas spécialement mis en avant dans les autres compilations, parce que faire un TAXI 3, c'est sans moi. Nous, on est roots, on est longtemps allés de home studio en home studio, j'aurais jamais pensé que le buzz Néochrome pendrait aussi bien ! Les gens ont parlé, et ont sans doute apprécié notre fraîcheur et notre spontanéité, et aussi le fait que n’importe quel rappeur, s'il est fort, peut se retrouver dessus. D'ailleurs, c’est dans ce même esprit, pour qu'un maximum de gens aient accès a nos compiles, qu’on s'attache à les vendre moins de 10 euros. Même pour le double CD Best Of qui vient de sortir.

Quel regard portes-tu sur les autres compilations qui sortent aujourd'hui ?

Je préfère des compiles même avec des imperfections que des compilations de lèche-cul. Les popotes entre potes, ça donne des enfants mongols ! Et puis aussi, ils veulent tellement mettre les artistes que les gens aiment, que la notion de découverte a disparu.
Nous, on est dénicheurs de talents. Mais bon, il y a tout de même des choses chamné en ce moment qui sortent, même Street Lourd, j'aime bien le délire. J'aime bien l'état d'esprit de la Mafia K1Fry, le fait de tirer les autres vers le haut, comme Demon One ou OGB qu'ils ont mis en valeur. Il y a aussi Illicite Project qui s'annonce bien, mais j'attend d'écouter.

Le street CD est très à la mode aujourd’hui. Fais-tu partie des nostalgiques des mixtapes cassettes ?

Tout a une évolution ! A l'époque, les gens étaient sur des charrues avec des chevaux, moi je ne suis pas la fée carabosse, c'est pas moi qui ait inventé les formats ! Je m’adapte, c’est tout.
Aujourd'hui, oui, on est nostalgique vis à vis de la cassette, mais demain on le sera à propos du CD. Je ne tiens pas compte des évolutions technologiques, mais des évolutions artistiques.

Je viens d’assister à ta méchante défaite à PES4 contre Sinik, alors osons une analogie avec le hiphop. Si le hiphop était un jeu de PES4, quelles seraient les manettes idéales ?

J'aimerai que ça soit le public ! Qui peut déterminer ce qui est bien, à part le public ?

Contre quelle équipe aimerais-tu te battre ?

Contre TF1 !!! (rires). Parce que mes parents, ils ne regardent que TF1, et chaque jeudi soir je suis obligé de regarder Julie Lescaut, et tous les jours Les Feux de l'Amour à 13h.
Sinon, j’aimerais aussi me battre contre l’équipe des vieux rockeurs en santiags qui tirent les rennes du marché !

Quelle serait la plus belle victoire ?

Que les vrais bons rappeurs ne deviennent pas des artistes gâchés, et puissent être appréciés a leur juste valeur ! Suivez mon regard …

Dans quelle grande équipe aimerais-tu jouer ?

J'aurais aimé jouer chez Def Jam ou dans le Wu !

Quelle serait pour toi la 3e mi-temps idéale ?

Ca serait prétentieux de dire qu'après un glorieux match, j'aimerai utiliser ma thune de façon utile pour les autres. En plus, ça demande beaucoup d'argent et un nom. Mais si je peux me servir de mon nom pour aider les jeunes après à réaliser leurs projets, ça me ferait plaisir. Mais pas comme les assoces de quartiers qui sont pour moi des gendarmes de l'état français déguisés, je voudrais faire ça de façon indépendante. Bien que attention, je blâme les structures d'assoces, pas les gens eux-mêmes, parce que je sais qu'il y a des bénévoles chanmé là-dedans. Mais voilà, j’aimerai ne pas gâcher ma victoire dans une troisième mi-temps superficielle et éphémère

fabe

Posté le 20.05.2007 par roro14150
Fabe, né en 1971 à Paris, est un rappeur français d'origine martiniquaise. Son pseudonyme est le diminutif du prénom Fabrice.

C'est au sein du quartier de Barbès, réputé difficile, que le petit Fabrice grandit et poursuit ses études dans le secondaire. Le baccalauréat en poche, il s'inscrit en section Philosophie à la faculté de Nanterre (Paris X). Mais les études ne le motivent pas vraiment, alors il décide de quitter l'université pour se lancer tant bien que mal dans le marché du travail.

Durant les cinq années suivantes, Fabrice enchaîne les petits boulots ( barman, employé à La Poste)...) tout en signant les murs de la capitale du blaze qu'il a choisi et qui marquera les esprits quelques années plus tard... FABE.

Carrière [modifier]

Fabe fait ses premiers pas de rappeur en 1993 sur le titre "Je veux des vacances" avec le groupe suisse Sens Unik, et sur le maxi "Chaque fois" aux côtés d'Ideosoul. La même année, il intègre le "Complot des bas fonds" (collectif composé de Fabe, Lady Laistee, Koma, Sleo, Bo Prophètes, L.S.O. et Dj Stofkry). Le crew apparait sur quelques mixtapes de Cut Killer, permettant à Fabe de se connecter avec le DJ et son ami EAST (rip).

Le premier album de Fabe "Befa surpend ses frères" sort en 1994 sur le label indépendant Unik Records. Le titre "Ca fait partie de mon passé" bénéficie d'une bonne promo radio et le clip se fait assez rapidement. Fort de ce succès, Fabrice enchaine vite et sort le ep "Lentement mais surement" en 1995.

Dans la lancée, Fabrice sort son troisième album "Le fond et la forme" en 1996. Cette fois ci, c'est le titre "Lettre au président" qui ressort fortement. Fabe y dénonce les abus de pouvoir des politiques et plus spécifiquement du président Jacques Chirac, fraîchement élu. Le titre "Des durs, des boss, des dombis" est adapté en clip et l'album se vend mieux que le précédent.

En 1997 le Complot des bas fonds fait sa dernière apparition sur le deuxième album de Fabe avec le titre "Lève en l'air ton index". Aimant travailler en équipe, Fabe s'entoure de nouveaux rappeurs et forme la Scred Connexion (comprenant Fabe, Koma, Haroun, Mokless et Mourad). Le crew est très demandé, il apparait alors sur divers compilations et mixtapes.En 1997 il fera une aparition sur l'album "L'école du micro d'argent" du groupe IAM dans le morceau "l'enfer" (avec EAST RIP).

L'année 1998 voit la sortie du troisième album "Détournement de son", meilleur album de Fabe selon les critiques. À noter que ce cd parait sur le nouveau label de Cut Killer, le Double H, qui en assure par ailleurs la majorité des productions. Le titre qui se démarque est "L'Impertinent", où Fabe s'en prend encore aux politiques et lance sa phrase la plus connue : "Si Jean-Marie courrait aussi vite que je l'emmerde, il serait tellement loin..."

Après son dernier album, La rage de dire, sorti en 2000, Fabe décide de mettre fin a sa carrière de rappeur et part pour le Quebec étudier la théologie. Cependant, les autres membres de la Scred connexion continuent leur chemin

Ce qui n'empêche pas le député UMP François Grosdidier de l'inclure dans une plainte déposée devant le Garde des sceaux en 2005 pour "incitation au racisme et à la haine".
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